Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 12:20
bismillah

 Salam Alaykoum

La prospérité d’une société repose en grande partie sur la qualité des structures familiales qui la composent. Malheureusement, aujourd’hui, la cellule familiale traverse une période de crise sans précédent, ce qui fait qu’elle se trouve au bord de l’éclatement. Par conséquent, c’est notre communauté entière qui est actuellement en train de s’affaiblir. D’où la nécessité pour chaque musulman et chaque musulmane de réagir afin de restructurer et d'harmoniser les liens au sein de la cellule familiale. Pour cela, l’étape obligatoire consiste à bien redéfinir le rôle et la responsabilité de chaque membre au sein de la famille. La question que l’on se propose d’aborder au travers de ces quelques lignes s’inscrit justement dans cette perspective : Nous allons essayer de définir et de cerner quelles sont les responsabilités des parents envers leurs enfants.

Par rapport à cela, la première chose à rappeler, c’est la finalité : Quel est l’objectif à atteindre pour le père musulman ou la mère musulmane en ce qui concerne ses enfants ?


A lire par tous les parents musulmans!

Les principaux devoirs des parents.

L'éducation.

Le premier et plus important devoir des parents envers leurs enfants est celui de l'éducation. Vous aurez remarqué que j'ai employé le terme d'"éducation" et non pas celui d'"instruction". En fait, le mot "instruction" est généralement employé pour désigner la transmission de connaissances, tandis que le mot "éducation" a un sens beaucoup plus vaste: il désigne non seulement la transmission de connaissances, mais aussi celle de valeurs et de principes. Ce mot est donc plus approprié dans le contexte islamique. Il faut savoir que l'être humain se compose de trois éléments fondamentaux: il a un corps physique qui est dirigé par sa raison, il a une âme spirituelle qui le relie à son Créateur et il a un caractère, qui est l'expression des qualités ou défauts intérieurs qui sont les siens. L'éducation des enfants, telle qu'elle est perçue en islam, ne se limite pas qu'aux besoins du corps ou de l'âme seuls. Elle se rapporte à l'ensemble de ces trois éléments. Le but est d'œuvrer pour l'épanouissement de l'enfant à tous les niveaux.

Sur le plan physique et corporel.

L'éducation sur ce plan regroupe les éléments suivants:

Le développement des capacités physiques de l'enfant, par la pratique de sports par exemple, tels que la natation, l'équitation, les sports de combat... Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait:

"Le croyant fort (physiquement) est meilleur que le croyant faible. (Mais) Il y a du bien dans les deux."

Ce Hadith fait clairement allusion au mérite d'être dans de bonnes conditions physiques.

Le développement des facultés intellectuelles de l'enfant. Cet aspect de son éducation regroupe aussi bien le développement de ses capacités de réflexion, de son esprit critique, que la maîtrise de l'expression (aussi bien écrite qu'orale) et l'assimilation de toutes les notions qui lui permettront de mieux comprendre l'environnement dans lequel il vit, mais aussi la position qu'il tient et le rôle qu'il a à jouer au sein de cet environnement. Il est vrai que la plus grande partie de cette éducation est prise en charge par l'école. Les parents ont surtout la responsabilité d'assister et d'aider l'enfant par un suivi régulier et sérieux à la maison, mais aussi par une bonne orientation, le moment voulu. En effet, dans le contexte socio-économique actuel, avec le taux de chômage qui ne cesse de croître, il est devenu impératif aux parents, dans un premier temps, de participer à la lutte contre l'échec scolaire, mais aussi de conseiller et de guider leurs enfants vers les branches d'études permettant d'avoir des débouchés sur le marché de l'emploi. Le Prophète Ibrâhim (alayhis salâm) nous a enseigné par son invocation, qui est reprise par le Qour'aane ( "Et quand Abraham supplia : "Ô mon Seigneur, fais de cette cité un lieu de sécurité, et fais attribution des fruits à ceux qui parmi ses habitants auront cru en Allah et au Jour dernier" (Sourate 2 / Verset 126) ), que le fait de désirer le bien être matériel de ses enfants n'est en aucune façon contraire à la foi.


L'apprentissage des notions d'hygiène et de propreté aussi bien corporelle que rituelle, comme l'"istindjâ" (la façon de se purifier après avoir satisfait ses besoins naturels), le "woudhou" ou le "ghousl".

Par ailleurs, les parents ont pour devoir de surveiller et de contrôler l'alimentation des enfants (qui doit être saine, pure, et surtout, licite), mais aussi de leur faire effectuer un suivi médical régulier.
Sur le plan spirituel:


L'éducation spirituelle, et par extension l'éducation religieuse de l'enfant est, de loin, la plus importante. Sur ce point, les parents bénéficient d'une aide considérable de la part de la Madressah (école coranique). Je dis bien que les parents sont "aidés" par la Madressah. L'erreur que l'on a tendance à commettre de nos jours, et qui est à l'origine d'un certain nombre de problèmes et de malentendus, c'est de se croire déchargé de ses responsabilités à ce niveau à partir du moment où l'on envoie justement ses enfants à la Madressah. Le problème, c'est qu'à elle seule, elle ne suffit pas, et ce pour plusieurs raisons.



Tout d'abord, l'enfant n'y est admis qu'à l'âge de 4 ou 5 ans. Et si vous étudiez les références islamiques, le Qour'aane et les Hadiths, vous verrez qu'en Islam, l'établissement du lien entre l'enfant et sa religion commence dès la naissance, pour ne pas dire avant… Je ne vais vous donner que deux exemples:


    * lorsqu'un enfant vient au monde, la première chose à faire, telle que nous l'enseigne notre religion, c'est de prononcer l'appel à la prière ("Adhân") dans son oreille. Le but recherché est d'imprégner son esprit de l'Unicité et de la grandeur d'Allah et de le mettre à l'abri de Chaytân. Les Hadiths nous montrent, en effet, qu'en entendant l'Adhân, Chaytân s'enfuit. Dès cet instant, le lien est donc établi entre l'enfant et Son créateur.

    * ensuite, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a indiqué que la première parole que nous devons essayer de faire prononcer à notre enfant est la profession de foi. Et cela se passe bien avant l'âge de 4 ans.


La seconde raison qui fait que la Madressah seule ne peut suffire c'est que le temps que l'enfant y passe ne représente pratiquement rien dans sa vie quotidienne. Il passe beaucoup plus de temps à la maison et à l'école. Il serait vraiment irréaliste de penser que ces quelques instants passés à la Madressah suffiraient à lui apprendre comment devenir un bon musulman, c'est à dire à lui apprendre à réguler sa vie entière.


Qui de plus est, l'enseignement que l'enfant y acquiert est très souvent contredit ou remis en question dans sa vie de tous les jours, en dehors de la Madressah. A titre d'exemple, on pourrait citer la définition du "réel succès": à la Madressah, l'enfant apprend que la véritable réussite consiste à quitter ce monde avec la foi, après avoir mené une existence suivant la volonté d'Allah. Dans sa vie de tous les jours, à la télévision, avec ses amis etc…, il reçoit un message tout à fait différent: réussir, c'est avoir beaucoup d'argent, posséder de belles choses, être le meilleur, le plus beau, le plus fort, être couvert de gloire… Face à ce genre de contradiction, l'enfant donnera naturellement priorité à ce qui convient le mieux à ses intérêts immédiats, et il aura tendance à mettre de côté ce qu'il aura appris à la Madressah…


C'est la raison pour laquelle le rôle des parents est si important en ce qui concerne l'éducation spirituelle. Il consiste donc à mettre en place les fondations religieuses, à compléter l'enseignement dispensé à la Madressah par un suivi régulier et en veillant à ce que l'enfant pratique ce qu'il y a appris, à rétablir l'équilibre dans son esprit et à éloigner de lui toute forme de confusion.

Pour revenir donc à ce que l'on évoquait, l'éducation spirituelle de l'enfant consiste à:



Lui apprendre à connaître Son Créateur, Allah, et à connaître Ses attributs. Encore une fois, la forme de cet apprentissage va varier avec l'âge de l'enfant. Lorsqu'il est encore en bas âge, il ne sert à rien de se lancer avec lui dans de grands démonstrations théologiques; on se contentera, par exemple de lui rappeler le plus souvent possible que sa subsistance vient de la part d'Allah, qu'Il est le Seul capable de l'aider, de le protéger. Il doit donc apprendre à toujours Lui exposer ses besoins. Par la suite, quand il avancera dans l'âge, on lui expliquera de façon plus détaillée les différents articles de la foi islamique.



Lui enseigner certaines obligations et interdictions fondamentales de l'Islam, et ce, dès le plus jeune âge. A partir du moment où il acquiert un minimum de compréhension, on lui apprendra, par exemple, à se couvrir correctement le corps; on essaiera aussi de lui faire comprendre l'importance de la Salât bien avant l'âge de 7 ans. Ainsi, lorsqu'il atteindra cet âge, il sera beaucoup plus facile aux parents d'appliquer l'injonction du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qui dit: "Ordonnez à vos enfants de faire la Salât lorsqu'ils sont âgés de 7 ans…"



Par ailleurs, on s'efforcera de créer chez lui une répulsion pour les péchés tels que le mensonge, l'orgueil, l'égoïsme, l'envie, la jalousie, le vol, la musique etc…



Lui enseigner quelques versets du Qour'aane, ainsi que certaines invocations, et ce, je le rappelle encore, avant même qu'il ne commence à fréquenter la Madressah. Quand on voit aujourd'hui des enfants de trois ans qui arrivent à retenir sans efforts le nom de dizaines de héros de bande dessinées ou de dessins animés (des noms qui ne sont pas forcément en français…), qui arrivent à mémoriser des comptines et des chansons, je ne vois vraiment pas où est la difficulté à ce qu'il apprenne quelques mots arabes du Qour'aane ou des Hadiths.



Lui faire connaître ses véritables modèles et références, en la personne de Rassouloullah (sallallâhou alayhi wa sallam) et de ses Compagnons (radhia allâhou anhoum). Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait:



"Faites grandir vos enfants avec trois qualités: l'amour pour votre Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), pour les gens de sa famille et la récitation du Qour'aane."


Cet aspect de l'éducation spirituelle est d'autant plus important que les spécialistes affirment, de façon unanime, que l'enfant ressent un fort besoin de se trouver des repères, et par extension des modèles auxquels il peut s'identifier.

Voici donc, en quelque sorte, en quoi consiste l'éducation spirituelle et religieuse de l'enfant. Il est à noter qu'une pratique continue et régulière du "Ta'lîm", par la lecture quotidienne de quelques passages d'un ouvrage islamique reconnu à la maison peut apporter une aide considérable aux parents à ce niveau.
Sur le plan du caractère et du comportement:

La véritable beauté d'un individu réside dans sa personnalité et son caractère. C'est pourquoi, il est essentiel aux parents d'œuvrer à ce niveau aussi. A ce sujet, le plus important consiste à apprendre à l'enfant:


Le respect de ses parents, des aînés et de tous les gens en général. Le respect de la personne, bien sûr, mais aussi le respect de la propriété et de l'honneur d'autrui. Dans l'environnement pluri-religieux et multiracial dans lequel nous vivons, l'enfant se doit d'apprendre à respecter tous ceux qui sont autour de lui, avec leurs différences et leurs particularités… Par ailleurs, il est aussi du devoir des parents de veiller à l'instruction civique des enfants, afin qu'il puisse respecter les règles de comportement social en vigueur dans le pays dans lequel il vit.



Les valeurs morales prêchées par l'islam comme la bonté, l'honnêteté, la générosité… Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait en ce sens:


"Un père ne peut donner de meilleur présent à son enfant que de bonnes manières."

Dans un autre Hadith, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit:


"L'enfant a deux droits sur son père: le premier consiste à ce qu'il lui donne un beau nom et le second, qu'il lui inculque les bonnes manières."


Accorder à l'enfant toute l'affection, la tendresse, l'amour et l'attention dont il a besoin.


Le second devoir des parents envers leur enfant est de lui accorder tout l'amour, l'affection, la tendresse et l'attention dont il a besoin.


Ce sont là des sentiments naturels qu'Allah a placé dans le cœur de l'être humain et plus particulièrement dans le cœur des parents. Il est justement du devoir des parents de les manifester et de les exprimer sincèrement. L'enfant en a besoin. Il a besoin de se sentir aimé, de se sentir l'objet d'attention de la part de ses parents. Sinon, le risque est qu'il va se refermer sur lui-même et va peu à peu développer un sentiment d'égoïsme; il ne pourra manifester de la compassion pour les autres, tout simplement parce qu'on n'en n'a pas manifesté pour lui.

Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même insistait pour que l'on fasse preuve de tendresse à l'égard des enfants.


Il est rapporté qu'une fois, alors qu'il était en train d'embrasser son petit-fils Hassan (radhia allâhou anhou), Aqra' Ibné Hâbis (radhia allâhou anhou) qui était aussi présent s'exclama: "J'ai dix enfants, et je n'ai jamais embrassé l'un d'entre eux ! " Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le regarda alors et dit: "Celui qui n'éprouve pas de la miséricorde, Allah n'en éprouvera pas non plus à son égard."

L'expression de cet amour peut se faire de multiples façons: durant l'enfance, cela peut se faire par des paroles douces, des baisers, des cadeaux, des instants de distraction partagés… Lorsqu'il est un peu plus âgé, l'amour se manifeste surtout dans le dialogue et dans l'attention que l'on montre pour tout ce qui le concerne. On se doit aussi d'être à l'écoute de ses soucis et de ses problèmes, surtout durant l'adolescence. Au cas contraire, il risque d'aller chercher un soutien et une oreille attentive ailleurs, en allant se confier par exemple à ses amis. Le résultat est qu'on ne sera jamais au courant des difficultés qu'il connaît; et là on se retrouvera avec le genre de situation où parents et enfant sont comme de parfaits étrangers qui, pourtant, vivent sous un même toit. C'est la raison pour laquelle il est indispensable de sacrifier de notre temps et de le consacrer à notre enfant, si on veut éviter la rupture avec lui…

Il faut cependant bien comprendre quelque chose: aimer son enfant n'a jamais signifié de le laisser faire ce qu'il veut, surtout quand ses désirs vont à l'encontre des principes de l'islam. Il faut garder à l'esprit la finalité: notre but est d'accompagner et d'orienter notre enfant vers ce qui est le mieux pour lui, vers ce qui le conduira vers la réussite éternelle. Il ne peut y avoir de compromis par rapport aux principes de l'Islam. Le choix nous appartient: soit on le laisse faire ce qu'il veut maintenant, au risque de le voir, par la suite, s'égarer et ainsi remettre en question sa réussite devant Allah; soit on fait preuve de fermeté et on veille à ce qu'il respecte les principes de l'islam dès maintenant, afin qu'il connaisse la quiétude et la joie plus tard…

Une dernière chose en ce qui concerne ce devoir: aimer l'enfant ne signifie pas non plus de le choyer constamment et de rester toujours aux "petits soins" avec lui, en se comportant envers lui comme s'il était encore un bébé… alors qu'il ne l'est plus. Un tel agissement peut nuire à son bon développement.

Développer chez l'enfant sa confiance en soi et son sens des responsabilités.

Le troisième devoir consiste à développer chez l'enfant sa confiance en soi, et par ce moyen, développer son sens de responsabilités. Les deux sont en effet liés. Lorsque l'enfant aura confiance en sa personne et en ce qu'il fait, cela lui permettra de s'épanouir et, progressivement, cela l'amènera à devenir un individu responsable. La question est maintenant de savoir comment procéder sur ce point. A ce sujet, les savants citent un certain nombre de moyens:


Tout d'abord, il faut laisser à l'enfant l'occasion d'exprimer son point de vue, dans les limites de la "Chariah" bien sûr.


Il faut aussi lui laisser parfois prendre des initiatives. Si ce qu'il a fait est bien, il faut lui féliciter. Et si jamais le résultat de ce qu'il a fait n'est pas positif, il faut lui faire comprendre ce qui n'a "pas tourné rond".


Il faut encore lui charger de certaines responsabilités, en fonction de son âge, et lui demander des comptes, par la suite, en ce qui concerne la tâche qu'il avait à faire. Ce sera le moyen de lui faire comprendre la conséquence de ses actes.

Sur ce point également, il faut faire preuve de modération. Il ne s'agit pas non plus de trop donner confiance à l'enfant, de sorte à ce qu'il développe un sentiment d'orgueil. Il faut lui apprendre à garder les pieds sur terre.

Voici donc les principaux moyens permettant de développer la confiance de l'enfant. Pour conclure avec cet aspect, je voudrai juste citer un récit. C'est celui de Abdoullah Ibné Zoubayr (radhia allâhou anhou).

Il est rapporté qu'une fois, durant le califat de Oumar (radhia allâhou anhou), Ibné Zoubayr (radhia allâhou anhou), qui était encore un enfant, était en train de jouer dans la rue avec ses amis. Tout à coup, Oumar (radhia allâhou anhou) apparut. A sa vue, tous les enfants s'enfuirent, et Ibné Zoubayr (radhia allâhou anhou) fut le seul qui ne bougea pas. Lorsque Oumar (radhia allâhou anhou) arriva à sa hauteur, il lui dit: "Que se passe-t-il mon enfant! Pourquoi ne t'es-tu pas enfui avec tes amis ?" Ibné Zoubayr (radhia allâhou anhou) répondit: "O Chef des croyants ! Comme je n'ai commis aucune faute, je n'ai pas à avoir peur de vous… et la rue n'est pas trop étroite non plus pour qu'il faille que je m'écarte pour vous laisser passer … !! (pour quelle raison alors devrai-je m'enfuir devant vous ?) "

Voici le genre de réaction que manifeste un enfant qui a développé sa confiance en soi…

Rendre le foyer accueillant et la vie de famille agréable.

Le quatrième devoir des parents consiste à œuvrer pour rendre le foyer accueillant et la vie de famille agréable. Beaucoup de parents musulmans partagent le désir (surtout à notre époque où les fléaux comme la drogue sont partout) de pouvoir garder leur enfant le plus possible à la maison et de faire en sorte qu'il reste attaché à sa famille. Mais pour que cela soit possible, il faut absolument qu'il se sente bien lorsqu'il se trouve en compagnie de ses parents.


Un enfant qui rentre chez lui pour trouver constamment son père et sa mère en train de se disputer n'aura aucune envie de rester dans sa maison. C'est donc là une chose qu'il faut à tout prix éviter: les disputes en présence de l'enfant sont doublement néfastes. En effet, ce genre de situation, en sus de rendre l'enfant mal à l'aise, le fait aussi perdre le respect de ses parents. Les problèmes entre parents, qui sont inévitables, doivent se régler entre adultes et en privé.


Par ailleurs, il est vrai que les parents doivent exercer un contrôle sur leur enfant. Mais il y a une façon de le faire. Il ne s'agit pas de faire subir à l'enfant un véritable interrogatoire à chaque fois qu'il rentre à la maison, comme s'il se trouvait dans un tribunal… Cela risque de l'amener à préférer la compagnie de ses amis à celle de son père et de sa mère.


Il incombe aussi aux parents d'assurer à l'enfant des moments de distractions et de détente. Il faut qu'il y ait des instants où l'enfant soit totalement libre de se "défouler", comme on dit. Cela est extrêmement important pour son bon développement. Si la maison ne doit pas être un tribunal, elle ne doit pas se transformer non plus en une sorte de camp militaire. Vous savez bien ce qui s'y passe: quand le soldat en a assez, il déserte… La même chose risque de se produire avec l'enfant: dès qu'il se sentira indépendant, il va "déserter" et s'en aller…

Savoir se faire aimer de ses enfants, et obtenir leur respect et leur estime.


 Le cinquième devoir des parents consiste à obtenir l'estime et le respect de l'enfant et à se faire aimer de lui. Cela est primordial dans la mesure où, un père ou une mère qui n'a pas l'estime de son enfant ne pourra pas mener à bien son devoir d'éducation.


Pour avoir le respect des enfants, il faut d'abord faire preuve de justice à leur égard, et ce dans tous les domaines de la vie. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) nous a enseigné d'être équitable, même lorsque nous offrons quelque chose à nos enfants. Il dit:


"Faites preuve de justice entre vos enfants."

"Faites preuve d'équité entre vos enfants dans les présents (que vous leur offrez)."


D'autre part, il faut veiller à être le premier à pratiquer ce qu'on ordonne à l'enfant de faire. Il ne peut y avoir rien de pire pour l'enfant que de voir, par exemple, son père l'envoyer à la mosquée pour faire la Salât, alors que lui-même reste assis devant la télévision et ne le fait… Ce genre de comportement ne fera que créer en lui un profond sentiment d'injustice, mais aussi de confusion. En effet, il ne comprendra pas pourquoi son père lui ordonne de faire quelque chose que lui-même n'est pas prêt d'accomplir.


Enfin, il faut manifester une certaine compréhension à leur égard, dans la mesure du possible et dans ce qui est licite, en se rappelant qu'à une certaine époque, on a aussi été enfant et on a aussi été jeune. Cela ne veut pas dire pour autant que si on commettait des fautes quand on était jeune, il faut tolérer ce même genre de fautes de la part de nos enfants, comme s'il s'agissait là d'un droit héréditaire… Il ne s'agit pas d'oublier que si on a commis des fautes que l'on regrette, on doit tout faire justement pour que nos enfants n'en fassent pas de même. "Un croyant ne se fait pas piquer en deux fois d'un même orifice", nous dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).


Garder un contrôle discret sur tout ce qui se rapporte à l'enfant.

Le sixième devoir des parents envers l'enfant consiste a toujours garder une surveillance discrète sur lui. Il ne faut pas être naïf et avoir une totale confiance en lui, en le considérant comme un "ange". L'enfant peut se montrer très malin quand il s'agit de dissimuler son "jeu"… C'est aux parents de rester vigilants.


La première chose à surveiller, ce sont ses fréquentations. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait: "L'individu suit la religion (et par extension, le mode de vie) de son ami. Alors, regardez bien avec qui vous vous liez d'amitié."


Dans ce Hadith, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) évoque clairement l'influence de l'ami sur le caractère et le comportement d'une personne.


Notre enfant a besoin de se lier d'amitié avec ses semblables. Il ne s'agit pas non plus de l'en empêcher. Ce qu'il faut faire, c'est garder un contrôle discret sur ceux qu'il fréquente, afin d'éviter qu'il subisse une influence qui serait néfaste pour lui. Il est regrettable de voir notre enfant détourné du droit chemin à cause de ses "amis", surtout quand on n'a pas lésiné sur les moyens pour lui donner une bonne éducation.


Ensuite, il faut garder un œil sur les lectures des enfants. Il s'agit là d'un aspect que l'on a tendance à négliger, mais qui peut se révéler extrêmement dangereux pour la morale de l'enfant. Il existe aujourd'hui toutes sortes de magazines, accessibles aux plus jeunes, dont le contenu va à l'encontre des enseignements fondamentaux de l'Islam.

Autre danger très important qu'il ne faut pas ignorer: un certain nombre d'émissions radiophoniques sont aujourd'hui diffusées, durant lesquelles, au nom de la liberté d'expression, on évoque toutes sortes d'obscénités. Notre responsabilité en tant que parent, c'est aussi de protéger notre enfant face à tous ces périls.

Il faudrait, par la même occasion, attirer l'attention sur une erreur courante que l'on a tendance à faire, et dont on ne mesure pas toujours les conséquences. Le problème est le suivant: comme on n'a pas beaucoup de temps à consacrer à notre enfant, on n'a rien trouvé de mieux que de le laisser assis devant la télévision, sans aucun contrôle sur ce qu'il est en train de regarder… pourtant, personne ne peut prétendre ignorer le genre d'images et de scènes qui sont montrées à la télévision, au travers des séquences les plus innocentes, comme les "spots publicitaires" par exemple. On va peut être dire que je ne suis pas en prise avec la réalité, que la télévision fait maintenant partie des outils d'information nécessaires à tout individu "normal" de cette fin du 20ème siècle…

Mais cette réalité en question, malheureusement , elle peut se révéler monstrueuse. Vous avez peut être entendu parler de ce fait divers horrible qui s'est déroulé il y à environ 6 ou 7 ans, en Grande-Bretagne, où deux jeunes garçons d'une dizaine d'années ont massacré à coup de briques un enfant de trois ans, après l'avoir enlevé dans un Centre Commercial. Lorsqu'on les questionna sur la raison qui avait motivé leur geste, ils répondirent qu'ils avaient vu cela dans un film d'horreur que leur père avait ramené à la maison et qu'ils avaient tout simplement envie de "faire pareil"… Ce genre de réalité, on n'en n'a vraiment pas besoin !

A vrai dire, aujourd'hui, même les dessins animés pour enfants véhiculent des notions contraires à la morale et à la pudeur islamique. Il est vrai que les enfants sont déjà confrontés à ce genre de choses dans la rue et à l'école… Mais justement, le rôle des parents à la maison n'est pas d'"enfoncer le clou"… Il s'agit au contraire de les aider à retrouver un équilibre, en leur transmettant les principes de l'Islam. Dites-vous bien que si à l'école et dans la rue il n'y a plus de pudeur, et que l'on ne fait rien à la maison non plus pour le lui enseigner, alors ce ne sera certainement pas l'ange Djibrâil (alayhis salâm) qui viendra le faire à notre place… (?!?)


Il est aussi du devoir des parents de surveiller la tenue vestimentaire des enfants. Dans le Qour'aane, lorsqu'Allah fait allusion au bienfait du vêtement, Il dit:


"Ô enfants d'Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. "


Ce verset cite explicitement la fonction principale du vêtement: Il sert avant tout à cacher la nudité. Ce qui sous entend que si un vêtement ne cache pas parfaitement la nudité du corps, il ne remplit pas son rôle. En sus de cela, le vêtement est une caractéristique de l'être humain. Celui qui expose les parties du corps qu'il est nécessaire de couvrir se rapproche ainsi de la bestialité…


Enfin, il faut exercer un certain contrôle sur l'argent qu'on donne à l'enfant. Il est tout à fait normal qu'on lui procure un peu d'argent de poche; mais ce à quoi il faut faire attention, c'est de ne pas l'habituer, dès son plus jeune âge, à avoir trop d'argent en sa possession, sans aucun effort, et ce, afin d'éviter qu'il ne connaisse de grandes difficultés le jour où on ne sera plus là pour lui en donner. De même, il faut lui apprendre à bien gérer son argent, et à éviter à tout prix le gaspillage.

La règle d'or à ne pas oublier en ce qui concerne ce devoir: il faut faire preuve de beaucoup de sagesse dans le contrôle exercé sur l'enfant. Il ne faut pas qu'il ait l'impression d'être "étouffé" par ses parents.
Invoquer Allah en sa faveur.

Enfin, le dernier devoir des parents envers l'enfant, c'est de faire des "douas" pour lui, et d'invoquer Allah en sa faveur. On pourrait qualifier cette responsabilité de "clé de voûte" de l'éducation parentale. Quelque soit les efforts qu'on va déployer pour guider l'enfant vers la voie du succès, le véritable pouvoir de guidée reste entre les mains d'Allah. Il peut arriver que l'on fasse de notre mieux, mais qu'Allah décide autrement. De même, il peut arriver qu'Allah protège un enfant, même s'il grandit dans un environnement qui ne soit en aucune façon propice à son bon développement. C'est pour cette raison qu'on ne doit jamais oublier d'implorer sincèrement l'aide d'Allah. Allah ne disait-il pas au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam):

"Tu ne guides pas celui que tu désires, mais c'est Allah qui guide qui Il veut."

Voici donc une liste, non exhaustive bien sûr, des principales responsabilités des parents.



Ces lignes suffisent amplement à nous donner un aperçu de l'importance de la responsabilité parentale. Pour conclure, je formulerai le vœu pieux que chaque parent se ressaisisse, et que tous ensemble on commence à agir et à œuvrer pour faire en sorte que la société de demain soit une société de musulmans bien meilleurs que nous mêmes ne l'avons été.

Âmine.


source : muslimfr.com


Par Moum-siya - Publié dans : Le bon comportement du musulman
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 12:02

 bismillah

 Salam Alaykoum



C’est un sujet très important au vu de la place qu’occupent les parents dans la vie du musulman, comme nous le verrons dans les textes coraniques et ahadith du Prophète Salla-llah allahi wa salam .



Il Salla-llah allahi wa salam nous recommande de nous comporter de la meilleure façon envers les parents, avec une bienveillance exigée par Allâh car ceci fait partie de l’adoration que chacun d’entre nous doit à son Créateur.


Nous allons tout d’abord parler de certains textes et traditions qui nous appellent à concevoir la place des parents pour le musulman.

Ceci dit, je rappelle à mes frères et à moi-même que le plus important après avoir lu un texte du Coran, un hadith ou après avoir entendu une parole qui nous appelle à respecter les parents (leur obéir et leur faire du bien), c’est d’appliquer cela.

Les relations entre parents et enfants ont beaucoup changé, ces dernières décennies surtout, comme le Prophète Salla-llah allahi wa salam l’avait prédit dans un hadith qui parle de la désobéissance qui apparaîtra au sein de la communauté musulmane.


Ceci a touché malheureusement beaucoup de foyers musulmans et les conséquences en sont très graves car une fois que la relation parents/enfants est altérée et touchée par la mésentente et le manque de respect, c’est toute la communauté musulmane qui est touchée et ce sont les générations futures qui vont en payer le prix.



Allâh Razza wa jal dès la Sourate al-Baqarah, parle de cette obéissance aux parents, de l’adoration d’Allâh qui est attachée à l’obéissance aux parents.



Abdallâh ibn al Abbas Radhi Allah 'Anhou en lisant le Coran a fait une remarque et a dit : « Trois versets ont été révélés au Prophète Salla-llah allahi wa salam joints à trois sujets et Allâh Razza wa jal n’accepte pas une partie de ces versets sauf si on accomplit l’autre partie. »


Alors il a cité les trois versets en question :

« Obéissez à Allâh et obéissez au Prophète » [Sourate 3, verset 132]

« Accomplissez la prière et acquittez vous de la zakat » [Sourate 2, verset 110]

« Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents.» [Sourate 31, verset 14]


Allâh Razza wa jal a lié le Tawhid au bon comportement envers les parents :

« [...] et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : "Fi !" et ne les brusques pas, mais adresses-leur des paroles respectueuses.» [Sourate 7, verset 23]

Dans un hadith il est dit que le Paradis est au pied des mères. Ceci est une image de l’obéissance que chacun de nous doit à sa mère. La place de la mère est très importante par rapport à celle du père mais cela ne veut pas dire que l’on doit obéir à l’un et pas à l’autre.

Allâh  Razza wa jal, par l’intermédiaire de Son Prophète Salla-llah allahi wa salam  , dit que la satisfaction d’Allâh Razza wa jal   se trouve dans la satisfaction des parents.



Donc si tu veux qu’Allâh soit satisfait de toi, tu dois satisfaire tes parents, par le bon comportement et en leur obéissant. Et dans la suite du hadith il dit « et la colère d’Allâh se trouve dans la colère des parents ».


L’obéissance aux parents est un des plus grands chemins qui mène au Paradis.

La plus importante adoration en islam est la prière et le sommet de l’islam c’est le jihad. Ainsi, dans un hadith le Prophète a rassemblé les deux :


Abdullâh ibnu Mas’ud Radhi Allah 'Anhou rapporte qu’il vint voir le Prophète et lui demanda : « Ô Prophète, quelles sont les meilleures œuvres au regard d’Allâh ? » Il lui répondit : « La prière accomplie à son heure, la bonté envers les parents, le jihad dans le sentier d’Allâh.» [Rapporté par Al-Bukhari]


Abdullâh ibnu Amr ibnu ‘As rapporte qu’un homme vint voir le Prophète Salla-llah allahi wa salam et lui dit :

« Ô Envoyé d’Allâh, je m’engage à faire le jihad et à faire hijra.» Le Prophète Salla-llah allahi wa salam lui demanda pourquoi voulait- il  s’engager dans ces deux actions. Le Compagnon répondit qu’il voulait être récompensé par Allâh.  Alors le Prophète lui demanda si l’un de ses parents était encore vivant. Le Compagnon répondit que tous les deux l’étaient encore. Le Prophète lui dit : « Retournes chez tes parents et montres-toi bon à leur égard. » [Rapporté par Muslim]

Le Prophète nous montre dans un cas où le jihad n’est pas une obligation individuelle, la bonté envers les parents est placée à un degré plus élevé.

Malheureusement, à un certain âge, beaucoup de jeunes veulent, comme on le dit, « profiter de la vie ». Ils disent que leurs parents ayant fait leur vie, ayant profité de leur jeunesse, c’est à eux aujourd’hui de faire la leur sans avoir à en rendre compte à leurs parents. Ils disent vouloir « profiter de la vie » sans avoir à être surveillé par leur père. Ceci est un grand péché pour le musulman.

Normalement, entre les parents et les enfants, il y a une relation de miséricorde, « rahma », c’est une relation de responsabilité de la part des parents envers leurs enfants.

C’est une relation d’adoration d’Allâh qui nous appelle à obéir aux parents et non pas à être leurs adversaires, dans des situations où les enfants sont d’un côté et les parents de l’autre.

Où à chaque fois que le père donne un conseil à son fils ou à sa fille, l’enfant refuse ce conseil ou se montre agressif (notamment à l’égard de la mère qui est plus faible que le père) en haussant la voix, en claquant les portes et même en frappant sa mère.

Le Prophète Salla-llah allahi wa salam nous dit qu’un fils ne saurait s’acquitter de la dette qu’il a envers son père sauf s’il trouve son père réduit à l’esclavage et qu’il l’affranchit et lui rend sa liberté.

Un Compagnon a demandé au Prophète : « Ô Envoyé d’Allâh, qui est la personne qui a le plus droit à ma bienveillante compagnie ? » « Ta mère. » Le Compagnon demande : « Et ensuite, après ma mère? » « Ta mère. » Le compagnon demande encore : « Et ensuite, après ma mère ? » « Ta mère. » Le Compagnon demande encore : « Et ensuite ? » « Ton père. » [Rapporté par Al-Bukhari]

Le musulman doit à ses parents beaucoup de choses et même s’il passe toute sa vie à faire du bien à ses parents, et à leur donner tout ce qu’il a, il n’arrivera jamais à s’acquitter de la dette qu’il a envers ses parents et surtout par rapport à sa mère.

Abdullâh ibn Omar Radhi Allah 'Anhou vit un jour, lors du pèlerinage, un musulman prendre sa mère sur son dos et faire le tawwaf autour de la Kaaba. Alors, il appela cet homme et lui demanda qui était cette dame qu’il portait sur son dos. L’homme lui répondit que c’était sa mère et il demanda à ibn Omar s’il s’était acquitté ainsi de ses devoirs, de sa dette, vis-à-vis de sa mère. Abdullâh ibn Omar Radhi Allah 'Anhou lui dit :

« Par Allâh ! Tu ne t’es même pas acquitté d’un seul cri que ta mère a poussé le jour où elle t’a mis au monde. »

Le musulman voit ses parents comme les seuls au monde qui l’aiment sans attendre de lui des biens matériels.

Les propres enfants du musulman, ses frères, ses sœurs, lorsqu’il arrivera à un âge avancé, préfèreront le voir mourir plutôt qu’il reste comme une charge pour eux. Mais si ce sont les parents qui ont un enfant malade, jamais ils ne souhaiteront la mort de leur enfant. Au contraire, ils ont cette miséricorde envers leurs enfants. Les seules personnes au monde qui souhaitent voir quelqu’un dans une situation meilleure que la leur, ce sont les parents.


Les frères entre eux se concurrencent, chacun veut être mieux que l’autre. Les enfants aiment être mieux que leurs parents. Seuls les parents aiment voir leurs enfants « mieux » qu’eux. Ils veulent toujours donner plus que ce qu’ils reçoivent de leurs enfants.


Donc, le fait de s’opposer à nos parents, de se comporter comme leurs adversaires est un grave péché que le Prophète considère comme étant un péché capital (kaba’ir).


Il a dit à ses compagnons : « Ne voulez-vous pas que j’attire votre attention sur les grands péchés ?» Les compagnons répondirent : « Bien sûr, ô Envoyé d’Allâh ». Alors le Prophète Salla-llah allahi wa salam a cité en premier lieu : l’association à Allâh, puis la désobéissance aux parents. Il a cité en deuxième lieu, juste après l’associationnisme, la désobéissance aux parents.

Donc le musulman est appelé à se comporter de la meilleure des façons envers ses parents, et plus particulièrement lorsqu’ils sont âgés.


Lorsqu’ils sont jeunes (la quarantaine par exemple), ils n’ont pas vraiment besoin de nous car ils sont encore capables de travailler par eux-mêmes, la mère est encore capable de gérer sa maison, de gérer ses responsabilités, de même que le père.

C’est pour cela que Allâh Razza wa jal dans un des versets qui parle des parents dit :

« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les pères et mères : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : "Fi !" et ne les brusques pas, mais adresses-leur des paroles respectueuses. » [Sourate 17, verset 23]

Les parents âgés ont davantage besoin de cette miséricorde de la part de leurs enfants.

Pour ceux qui ont des parents âgés chez eux, c’est une opportunité qu’Allâh Razza wa jal leur donne parce qu’Il les aime.

Car si le musulman en question traite ses parents de la meilleure des façons lorsqu’ils sont âgés, cela est un signe que cette personne ira in sha’a Allâh au Paradis.

Le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit dans un hadith sahih :

«Qu’il soit humilié, qu’il soit humilié, qu’il soit humilié, celui qui a eu le bienfait d’avoir des parents âgés et malgré cela n’est pas rentré au Paradis.»

Tu es quelqu’un qui ne mérite pas le Paradis et tu seras toujours humilié.

En effet, à ce stade de leur vie les parents ont besoin de toi, ils deviennent très sensibles au moindre geste, à la moindre parole, ils pleurent, ils sont en colère. Ils interprètent les gestes, les paroles même si tu es sincère. Et s’ils ne pleurent pas par leurs yeux, leur cœur est blessé.

C’est pour cela qu’Allâh nous appelle à faire encore beaucoup plus d’efforts et à les supporter avec patience, ce qui n’est pas quelque chose de facile.

Mais il faut savoir que c’est un des meilleurs moyens de gagner le Paradis et la satisfaction d’Allâh . Et seul un croyant peut réaliser cet effort. Regardez d’ailleurs chez les non musulmans lorsque les parents atteignent un certain âge où ils les mettent. Déjà, l’enfant, à 18 ou 20 ans, quitte la maison et ne visite ses parents que rarement, pour Noël par exemple ou bien pire ne prend des nouvelles que pour savoir s’ils sont vivants ou morts afin de prendre son héritage.


Le musulman doit garder cette conception de la relation avec les parents. C’est une adoration faite pour Allâh :Razza wa jal:que d’obéir aux parents.  Le Prophète Salla-llah allahi wa salam  nous dit dans un hadith sahih que « n’entrera plus au Paradis celui qui désobéit aux parents.» [Rapporté par Al-Bukhari]

Celui qui fait la prière, la prière de la nuit, lis le Coran, fait plusieurs fois le Hajj… mais se comporte mal avec ses parents et leur désobéit, n’entrera alors pas au Paradis.


Il y a des péchés commis par le musulman pour lesquels Allâh retarde la punition pour l’au-delà mais celui qui désobéit à ses parents sera châtié dans cette vie avant de l’être dans l’au-delà.


L’Envoyé d’Allâh Salla-llah allahi wa salam dans un hadith parle de celui qui insulte ses parents. Les compagnons présents s’étonnèrent et demandèrent comment un musulman peut insulter ses parents. Le Prophète répondit : « En insultant les parents des autres. » [Rapporté par Muslim]

En effet, si tu insultes les parents d’autrui, tu pousses l’autre à insulter les tiens, tu es donc la cause de ces insultes envers tes parents et tu es maudit par Allâh .

Que dire alors de celui qui insulte directement ses propres parents ? Que dire de celui qui les frappe ? Que dire de celui qui a une mère âgée qui a travaillé toute sa vie à la maison pour lui, pour le nourrir, le laver, le porter, qui l’a porté durant neuf mois dans son ventre, qui a supporté la souffrance, la fatigue ? Elle qui t’as donné tout ce qu’elle pouvait et même si tu es âgé de 40 ans, tu restes toujours un enfant pour elle comme pour ton père parce qu’ils t’aiment et pas parce qu’ils te sous-estiment.

Toi, un musulman qui a ce père, cette mère, devenus âgés, malades…Tu passes ton temps avec tes amis, tes enfants, tu ne passes les voir que une ou deux fois l’année et encore tu restes à peine quelques minutes.

C’est vrai chacun de nous a une vie avec des responsabilités en dehors de ses parents mais en aucun cas on ne doit pas oublier qu’ils ont une place que nul ne peut occuper.

Les parents présents, c’est l’unité familiale qui est présente, mais le jour où tu perds ton père et ta mère, c’est fini, chacun des frères et sœurs fait sa vie de son côté et ne se revoient plus que rarement.

Je le répète celui dont les parents sont à ses côtés, bénéficie d’un grand bienfait et il faut en profiter car on ne se rend compte de la valeur de leur présence qu’une fois qu’ils ne sont plus là. A ce moment-là, vous allez sentir un vide dans votre cœur que personne ne peut combler.

C’est pour cela que le musulman doit faire tout ce qu’il peut pour se comporter de la meilleure des façons avec ses parents car un jour il les perdra et il n’y aura personne qui l’aimera plus que ses parents.


Abû Hureira Radhi Allah 'Anhou, ainsi que d’autres Compagnons , nous rapportent que le Prophète Salla-llah allahi wa salam leur dit qu’un jour Jibril est venu et lui a dit : « Dis Amine ». Le Prophète a dit : « Amine ». Les Compagnons lorsqu’ils ont entendu le Prophète dire « Amine » lui ont demandé pourquoi. Le Prophète leur a répondu que Jibril était venu le voir en lui disant que celui qui a le bienfait d’avoir un père (ou une mère) âgé(e) ou bien les deux et qu’il ne rentre pas au Paradis alors qu’il soit écarté d’Allâh et de Sa miséricorde.

Donc la désobéissance envers les parents est un grand péché, et ce, que les parents soient des musulmans pratiquant bien la religion ou ne pratiquant pas. Cela vaut aussi pour les parents non-musulmans.

Dans les trois cas il faut se comporter de la meilleure des façons mais si les parents nous poussent à la désobéissance à Allâh alors on ne doit pas leur obéir pour obéir à Allâh . Mais leur désobéir ne veut pas dire hausser la voix sur eux, les insulter ou leur faire du mal.

Il faut refuser de leur obéir lorsqu’il s’agit de commettre un péché mais en se comportant toujours avec eux de la meilleure des façons, celle d’un croyant.


Allâh nous dit dans le Saint Coran :

« Nous avons commandé à l'homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l'a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans.

" Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination. Et si tous deux te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais restes avec eux ici-bas de façon convenable.

Et suis le sentier de celui qui se tourne vers Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. »
[Sourate 31, versets 14-15]

S’ils ne pratiquent pas, on est obligé de les conseiller, de leur montrer le droit chemin mais il faut le faire par la bonne parole, la sagesse, la patience.

Je vais citer un exemple que normalement chacun de nous doit connaître et qui se trouve dans le Coran. Il s’agit de l’exemple d’Ibrahim .


Il était musulman et son père était mécréant. Ibrahim était un jeune qui voyait sa communauté, son peuple adorer des statues et qui s’est révolté contre cet associationnisme. Ibrahim est allé vers son père pour lui montrer la vérité et Allâh a « gravé » ces paroles dans le Coran, ce dialogue entre un fils musulman et un père non musulman.


Je vais citer quelques passages :

Dans la Sourate Maryam, Allâh dit :

« Et mentionne dans le Livre, Abraham C'était un très véridique et un Prophète. Lorsqu'il dit à son père : "Ô mon père, pourquoi adores-tu ce qui n'entend ni ne voit, et ne te profite en rien ? Ô mon père, il m'est venu de la science ce que tu n'as pas reçu; suis-moi, donc, je te guiderai sur une voie droite. Ô mon père, n'adore pas le Diable, car le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.
Ô mon père, je crains qu'un châtiment venant du Tout Miséricordieux ne te touche et que tu ne deviennes un allié du Diable ». Il dit : "Ô Abraham, aurais-tu du dédain pour mes divinités ? Si tu ne cesses pas, certes je te lapiderai, éloignes-toi de moi pour bien longtemps. » [Sourate 19, verset 41 à 47]


Ibrahim parle à son père avec tendresse, patience, affection et son père lui répond par l’agressivité au point de le menacer de le faire lapider et de lui dire de quitter sa maison.


Allâh nous montre donc des exemples dans le Coran pour nous inciter à suivre le comportement des meilleurs des hommes qui sont les prophètes.

L’un des premiers prophètes qui est Nuh , a souffert à cause de son peuple pendant 950 ans, années durant lesquelles il l’a appelé à l’Islam. Ce peuple qui en grande majorité a refusé de suivre la vérité. , Noé / Nuh , comme le cite Allâh dans le Coran, a fait des invocations et dans celles-ci, il n’a pas oublié ses parents :

« Seigneur ! Pardonnes-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyante, ainsi qu'aux croyants et croyantes; et ne fait croître les injustes qu'en perdition.» [Sourate 71, verset 28]

Ibrahim lui aussi demanda à Allâh pardon pour ses parents avant qu’Allâh ne le lui interdise, son père devenu mécréant. Comme nous le verrons plus loin, Salomon / Souleïman implora lui aussi Allâh pour ses parents. Ceci est la voie des prophètes.

Le musulman ne doit pas oublier en faisant sa vie, qu’il soit marié ou père de famille, qu’il a des devoirs vis-à-vis de ses parents durant leur vie, qui consistent à se comporter de la meilleure façon avec eux.

C’est de les aimer, de les respecter, d’être humble envers eux et de leur obéir tant qu’ils ordonnent de faire le bien et le licite… Allâh dit à ce sujet dans le Coran :



« Et ton Seigneur a décrété : N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : "Fi !" et ne les brusques pas, mais adresses-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde; abaisses pour eux l'aile de l'humilité; et dis : Ô mon Seigneur, fais-leur; à tous deux; miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit.» [Sourate 17, versets 23-24]


Tu dois protéger tes parents comme si tu avais des ailes, en les abaissant sur eux pour leur donner cette chaleur et cet amour que tu leur dois.

C’est une adoration pour Allâh.


Si on ne prend pas cela comme une adoration, comme un signe de foi, eh bien même si l’on essaie de faire cet effort pendant quelques temps, un jour on s’en lassera et on baissera les bras, puis on quittera ses parents.

Le seul moyen de garder un bon comportement envers ses parents c’est de prendre cela comme une adoration et de garder à l’esprit qu’Allâh qui m’a créé va me rappeler à Lui et m’interrogera sur cela.

Et que je sois certain que si je me comporte de la meilleure des façons avec mes parents, Allâh me donnera des enfants qui se comporteront à leur tour de la meilleure des façons envers moi.


Et si je me comporte d’une mauvaise façon avec mes parents, alors mes enfants feront de même avec moi.

Allâh Razza wa jal décrit Yahya dans le coran et dit à son sujet :

 « Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la Thora) ! Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant. » [Sourate 19, versets 12-14]


Souleïman n’oublia pas ses parents dans ses invocations :

« [...] Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne oeuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux. » [Sourate 27, verset 19]


Nous aussi dans nos prières, ne devons pas oublier nos parents ; dans nos prosternations, nous devons, avec un cœur ouvert, avec amour, faire des invocations en leur faveur. Même après leur mort, nous avons des devoirs envers eux. C’est de prier Allâh à chaque prière, à chaque moment où l’on a l’occasion d’implorer le pardon pour eux, il faut le faire car à ce moment là, ils ont plus besoin de nous que durant leur vie.

Le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit qu’à chacun de nous Allâh a donné deux anges qui comptent les bonnes actions et les mauvaises et au moment de notre mort, ces comptes s’arrêtent. Mais il y a des moyens pour gagner encore des hassanate, même après la mort et parmi ceux-ci il y a l’enfant pieux qui demande le pardon pour ses parents.

L’enfant peut aussi faire du bien en gardant le lien avec les proches des parents : les oncles, tantes. C’est un signe d’amour, de respect pour tes parents.


Abdullah Ibnu Omar avait l’habitude d’aller à La Mecque pour faire le pèlerinage. Il avait un âne sur lequel il se reposait lorsqu’il était fatigué et un turban pour se protéger la tête…Il rencontra un jour un bédouin sur le trajet à qui il demanda s’il n’était pas un tel fils de un tel. Le bédouin lui répondit que cela était exact. Alors Ibnu Omar lui offrit son âne et son turban. Un compagnon de Ibnu Omar vint et lui demanda pourquoi il avait fait cela. Il lui dit : « Le père du bédouin était un ami de mon père et j’ai entendu le Prophète dire que parmi la perfection de la bienveillance envers les parents, il y avait le fait de respecter les amis de son père et de sa mère. » [Rapporté par Muslim]

 Salam Alaykoum

Par Moum-siya - Publié dans : Le bon comportement du musulman
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 11:53




Salam Alaykoum wa rahma to lah i té'éla,



« Lorsque arrive le mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes et celles de l'enfer fermées, tandis que les “ chayatines ” (démons) sont enchaînés » [ Rapporté par Boukhari et Muslim ]

Bien qu'il semble être un mois de restrictions et d'interdits, le 9ème mois du calendrier lunaire est un mois qui est attendu partout dans le monde par la communauté musulmane. Et ceci n'est pas fortuit, car les croyants savent bien que “ Ramadan ” , n'est pas un mois comme les autres, car il renferme d'énormes trésors dont le musulman profite ici-bas et dans l'au-delà. Le mois de Ramadan est
un excellent moyen pour s'attirer La miséricorde, et Le pardon divin car il est dit :

« Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés » [ Rapporté par Boukhari et Muslim ]

Pour tout acte d'adoration, Allah nous a donné une description de la récompense, mais le jeûne nul n'en connaît le salaire, car il est dit :

« Tout ce que fait le fils d'Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi et c'est Moi qui en donne la récompense... » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]

Parmi les indénombrables vertus du jeûne, ce dernier est aussi une protection infaillible, car le Prophète a dit :

« Le jeûne préserve de l'enfer tel un bouclier au combat » [ Rapporté par Ahmed ]

On peut encore se faire une idée du mérite du jeûne en soulignant qu'au Jour du jugement dernier, Allah invitera les jeûneurs à entrer par la porte de "Rayane", la porte des "rafraîchissements", qui ne sera franchie que par eux. On retiendra donc que Ramadan est un mois béni, un mois qui a des avantages ici-bas, et dans l'au-delà !

Ce que le musulman doit retenir, c'est que le jeûne ne consiste pas uniquement à se priver de nourriture, boissons, relations intimes ... Mais cela doit être un jeûne complet et sincère qui nous fera profiter pleinement de La récompense divine.À cet effet, nous allons énumérer quelques points importants :

Pratiquer le jeûne de la langue [en contrôlant sa langue]

La langue est à l'origine de beaucoup de maux et de problèmes, elle peut blesser plus profondément qu'une arme, et est capable de semer la discorde et de briser des ménages... Tout musulman doit tenir sa langue, ne pas prononcer des mots grossiers, il ne doit pas non plus dire des paroles vaines, ni calomnier, ni médire, ni mentir...

Le Prophète a dit :

« Quand l'un de vous jeûne, qu'il s'abstienne de dire des choses obscènes et d'élever la voix. Si quelqu'un l'insulte ou le provoque au combat, qu'il se contente de dire : “ Je suis en état de jeûne ”... » [ Hadith unanimement reconnu authentique ]

Pratiquer le jeûne des yeux [en maîtrisant son regard]

Allah a dit :

{ Prescris aux croyants de tenir leurs yeux baissés et de dominer leurs sens. Cela les rendra plus purs. Allah sait tout ce qu'ils font. } [ Sourate 24 - Verset 30 ]

Comme on le sait, le regard en islam est autorisé, mais uniquement dans le licite, car il est dit Allah nous a donné deux yeux, mais avec cela, Il nous a donné deux "couvercles" pour les préserver des choses qu'Allah n'aime pas et ces couvercles sont : les paupières.

La vue est l'une des portes qui mène au coeur, et pour preuve, lorsque l'on regarde une mauvaise image, elle nous reste en tête des jours voir des années, et par conséquent elle tache notre coeur, qui devient plus lourd a l'adoration d'Allah .

Pratiquer le jeûne de l'ouïe [en se préservant les oreilles]

Allah nous dit :

{ Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance ! L'ouie, la vue et le cœur ; sur tout cela, en vérité, on sera interrogé } [ Sourate 17 - Verset 36 ]

Le musulman doit se préserver des mauvaises paroles, même s'il ne les dit pas. Il doit aussi veiller à ne pas les entendre. Il veille aussi à ne pas détourner son cœur de l'adoration d'Allah , en évitant ce qui rend son cœur faible, tel écouter de la musique, prêter l'oreille à la médisance, le colportage, les mots grossiers, les paroles vaines...

Pratiquer le jeûne du corps en général [en se préservant les membres]

Le "nafs" ou ego : En le soumettant à l'adoration. Comme on le sait, notre nafs n'aime que se reposer, ne pas se fatiguer... et pour y remédier, nous l'éduquons par le biais du jeûne, en ne lui donnant pas satisfaction et en le soumettant aux actes d'adorations.

Le coeur : En le nettoyant des choses de ce bas monde auquel il est souvent rattaché, et en le faisant "jeûner" en le privant des choses qu'il aime, et entre autres en donnant les biens auxquels il est trop lié, car un attachement excessif aux biens nous rend difficile l'attachement à notre Créateur.

Les mains : En ne prenant que les choses qui plaisent à Allah , [en s'interdisant les gestes grossiers, persécuteurs, ou injustes...]

Les pieds : En ne se rendant que vers les endroits qui plaisent à Allah ...

Le Jeûne est donc avant tout une cure pour tout le corps

Et Allah est Seul Savant.

Par Moum-siya - Publié dans : Le jeune ( As- siyam )
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 10:37
bismillah

 Salam Alaykoum

Qu'est-ce qu'un Hadith Qudsi et quelle est la différence avec les autres Hadith ?

Les Hadith Qudsi sont les paroles du Prophète Muhammad (Paix et Bénédiction de Dieu sur lui) telles qu'il les a reçues par Dieu Tout-Puissant. Les Hadith Qudsi (ou Hadith Sacrés) sont nommés ainsi car, à la différence de la majorité des Hadith qui sont des Hadith Prophétiques, leur chaîne de transmission (Sanad) a pour origine Dieu et non pas le Prophète. Ces hadiths sont considérés comme rapportant la parole divine.

 Salam Alaykoum
Par Moum-siya - Publié dans : Hadiths Qoudsi
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 10:08
bismillah

 Salam Alaykoum


Qu'est ce que l'Invocation ?


L'invocation est l'origine de la stabilité et de la tranquillité face aux circonstances et aux difficultés de la vie. L'invocation d'Allah Razza wa jal qui se traduit par la soumission et l'humilité des cœurs , par la tendresse des organes, contribue à diriger l'individu sur le droit chemin.

Le Prophète Mohammed  Salla-llah allahi wa salam a dit : « Certes oui, l'invocation d'Allah est l'essence de l'adoration »


Pourquoi doit-on invoquer Allah ?

En islam, les invocations sont indispensables dans la vie quotidienne du musulman. Cela lui permet de se rapprocher de son Créateur ainsi de lui demander  Son aide, Sa miséricorde et Sa protection  ici bas et dans l'au-delà.

Tout musulman doit également invoquer Allah afin de le Louer , de le remercier pour Ses bénédictions et de Lui demander de combler ses bienfaits.


Le mérite de l'Invocation


{ Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai.Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi }
[ Sourate 2 - Verset 152 ]


Allah :Razza wa jal:par Ses commandements nous incite à le rappeler et à multiplier nos invocations.


{ Ô vous qui avez cru ! Evoquez Allah d'une façon abondante }
[ Sourate 33 - Verset 41 ]

  { Invoque ton Seigneur en toi-même, en humilité et crainte, à mi-voix,
le matin et le soir, et ne sois pas du nombre des insouciants. }
[ Sourate 7 - Verset 205 ]



Celui qui invoquera constamment Allah :Razza wa jal:sera pardonné et aura une énorme récompense.
Car Allah  Le Très Généreux nous dis : {  Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes,  invocateurs souvent d'Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.  }   [ Sourate 33 - verset 35 ] 

Le Prophète Salla-llah allahi wa salam a dit :

« L'exemple de celui qui invoque son Seigneur et de celui qui ne L'invoque pas est comme l'exemple du vivant et du mort »  [ Rapporté par Boukhâri et Mouslim ]


 Salam Alaykoum

Par Moum-siya - Publié dans : Les invocations
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